Dans la Bible, le cœur de l’homme désigne le siège de sa volonté, de ses décisions et de ses sentiments. Le cœur est aussi le lieu où l’homme rencontre Dieu. Le cœur de l’homme c’est son intériorité.
La Bible nous parle aussi du cœur de Dieu et des pensées de son cœur, qui sont des pensées d’amour, un projet de salut pour chacun de nous. Quand le Verbe de Dieu s’est fait chair, Dieu, en Jésus, a pris un cœur de chair aux battements véritables et sensibles, aux battements chargés d’amour pour tous les hommes. Ce cœur humain, ce cœur de chair est même devenu à l’issue de la Passion, un cœur mort, qui cessa de battre mais qui, percé par la lance, laissa se répandre de l’eau et du sang. Ainsi, de ce cœur pourtant inerte, l’amour a encore jailli avec toutes les grâces qui découlent du Mystère Pascal. De ce cœur transpercé est née l’Eglise avec toutes les richesses de ses Sacrements. Ce cœur, enfin, est devenu à Pâques, un cœur ressuscité qui vit et bat à jamais pour les hommes d’un amour indéfectible.
Depuis l’Evangéliste Jean, témoin de la scène du coup de lance après avoir auparavant senti battre le Cœur de Jésus en posant la tête sur sa poitrine, de nombreux mystiques au cours des siècles ont entretenu une dévotion personnelle au Cœur de Jésus débordant de miséricorde. Pensons à la moniale sainte Gertrude d’Helfta qui vécu au XIIIe siècle sous la Règle de saint Benoît. Elle s’adresse au Cœur de Jésus dans des élans enflammés :
C’est à sainte Marguerite-Marie Alacoque, visitandine de Paray-le-Monial au XVIIe siècle que nous devons l’institution d’une fête du Cœur de Jésus, selon la demande que Jésus Lui-même lui a adressée en vision.
Plus tard, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus mettra l’accent sur les trésors de miséricordes que renferme le Cœur de Jésus : « L’amour du Cœur de Jésus a chassé de mon cœur la crainte… le souvenir de mes fautes me parle de miséricorde et d’amour. »
Puisque Jésus tout entier est réellement présent dans l’Eucharistie, son Cœur y est aussi réellement présent. Nous pouvons l’honorer en ce jour en offrant au Seigneur un temps d’adoration devant le Saint Sacrement.
L'image vient des Soeurs de Bethléem.