"Les frères s'honoreront mutuellement avec prévenance" (Règle de Saint Benoît, 72, 4).
Saint Benoît a écrit sa Règle pour des cénobites, c'est-à-dire pour des moines vivant en commun, dans un monastère, sous un supérieur : l'abbé. Il a voulu cette vie commune pour ses moines car il considérait qu'elle est une force dans les épreuves et une entraide pour marcher à la suite du Christ (RB 1)
Notre vie commune et fraternelle est structurée par des temps et des lieux où nous nous retrouvons toutes ensemble :
passage de la Règle de Saint Benoît que nous lisons en continu. Puis Mère Abbesse fait un commentaire.
Au long de l'année, des occasions festives nous permettent de manifester nos liens fraternels. Le jour de la Saint Benoît et du 15 août, un pique-nique communautaire nous rassemble pour le déjeuner. Les jubilés, l'anniversaire de la bénédiction abbatiale, la fête de Sœur Prieure et de Sœur Sous-Prieure nous donnent l'occasion de préparer des séances festives : chant, jeu scénique etc.

Mais la vie fraternelle ne se cantonne pas à ces temps et lieux, elle se vit minute après minute, jour après jour. Elle est une richesse, un soutien, chacune met au service de ses sœurs les dons qu'elle a reçus.
Elle est aussi parfois une épreuve, elle nous garde de l’illusion sur nous-mêmes, elle est le lieu où nous apprenons concrètement à aimer, à pardonner à recevoir le pardon, à vivre l’évangile.
Saint Benoît nous a laissé dans sa Règle le chapitre 72, il est comme la charte de la vie commune. 15 siècles après avoir été écrit il continue à nous parler et nous stimuler à la vie fraternelle.
Si la vie fraternelle tient une grand place, elle n'occulte pas la part de solitude dont chacune a besoin pour se ressourcer dans le Seigneur. Nous avons régulièrement chaque mois une journée ou un après-midi de solitude. De plus, chacune bénéficie de deux journées de retraite à l'occasion de l'anniversaire de sa Profession.